Bien manager ses équipes et optimiser ses performances
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Ressources humaines : bien manager ses équipes et optimiser ses performances

Le Parisien – 5 février 2018

Répondre aux attentes de ses collaborateurs et augmenter sa productivité, c’est possible… en changeant ou en adaptant sa politique de management à l’évolution du monde du travail.

Rien n’arrête le progrès ou du moins la recherche. Le saviez-vous ? Les neurosciences s’intéressent aussi au management ! « On peut même apprendre, en s’appuyant sur les dernières recherches, à devenir un manageur neuro-amical », sourit Karima Hamadouche, consultante chez Oasys Mobilisation. Cette spécialiste de l’accompagnement au changement a pour mission, notamment, de vulgariser le fonctionnement du cerveau pour aider des cadres à mieux gérer leurs équipes et à atteindre une meilleure productivité.

« Le cerveau a besoin d’émotion, d’intelligence collective et de gratitude pour nourrir sa motivation et être efficace. Autrement dit, l’injonction verbale ne sert à rien par exemple. Pour optimiser les performances de ses collaborateurs, il faut savoir communiquer, donner du sens à ce que l’on fait, mais aussi comprendre leurs besoins et savoir écouter, critiquer… et féliciter. »

Tendre vers l’intelligence collective

Les pistes pour accroître ses résultats sont multiples. « La vision du management, longtemps basée sur l’idée d’une hiérarchie très verticale, a vécu, analyse Bernard Marie Chiquet, fondateur du cabinet IGI Partners. Alors que beaucoup de salariés se sentent mal utilisés ou frustrés, on peut vraiment booster l’efficacité d’une équipe en travaillant autrement. » Il suit d’écouter les attentes des jeunes diplômés pour s’en convaincre. Une récente étude, baptisée « Talents : ce qu’ils attendent de leur emploi »*, relève ainsi que 92 % des jeunes diplômés considèrent l’intérêt du poste comme un critère primordial, suivi par le bien-être au travail (84 %) et l’adéquation avec les valeurs (72 %). « Les talents issus de nos grandes écoles aspirent à un management plus collaboratif, flexible et motivant, fondé sur l’écoute et le respect, qui prenne mieux en compte le développement personnel, l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle et le bienêtre au travail », analyse ainsi Anne-Lucie Wack, présidente de la Conférence des grandes écoles (CGE).

Management libéré

Du « codéveloppement », où chaque collaborateur peut apprendre des autres, à l’« holacratie », qui prône un management plus horizontal, l’intelligence collective est à la mode. « En donnant du sens et de l’autonomie, on rend les salariés plus épanouis mais aussi l’organisation bien plus productive », assure Bernard Marie Chiquet, qui apprend le management « libéré » à ses clients. Cette approche qui consiste à faire émaner les décisions de l’entreprise de la base plutôt que de la hiérarchie. Mais pas besoin de grande révolution. Il suit parfois, pour débuter, de petits changements pour obtenir des résultats tangibles. « L’intelligence collective se développe d’abord pendant des temps de rassemblement qui favorisent un sentiment d’appartenance, analyse Karima Hamadouche. Cela peut passer par du team building ou plus simplement par un tour de table de dix minutes avant une réunion pour demander à ses collaborateurs comment ils vont. C’est une des façons de susciter plus de créativité ensemble. » Il n’est pas trop tard pour adopter quelques nouvelles résolutions.

* Etude publiée par le Boston Consulting Group (BCG), Ipsos et la Conférence des grandes écoles (CGE) en janvier 2018.